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A ANGLEUR : MAISON GUILLAUME

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13/09/2006

LES GRANDS CHEFS ET LES PLATS PREPARES

Robuchon, Blanc, Bocuse, Senderens, Lenôtre, Trois Gros, Guérard rivalisent, contre royalties sonnantes et trébuchantes, pour nous vendre, de leur sourire éclatant apposé sur les plats cuisinés, un « blanc de cabillaud et riz basmati au pavot », « un pavé de sandre et royale de poireaux » ou « une jambonnette de poulet rôtie aux choux ».

Dans L’Express, Joël Robuchon argumentait : « Mon association avec Fleury Michon me fut beaucoup reprochée, alors qu’il s’agissait, avant même de plancher sur les recettes, de vider les armoires à pharmacie qui faisaient office d’ingrédients ! » Certes, nos « chers » cuisiniers ont beau raconter qu’ils s’investissent personnellement dans la préparation des recettes et des plats, ils auraient fermé boutique depuis belle lurette si l’on pouvait conditionner de la cuisine « trois étoiles » dans une barquette sous vide à 7 € la portion.

Preuve qu’ils ne sont pas toujours très regardants sur l’origine des matières premières, nous avons débusqué, dans les plats à base de noix de Saint-Jacques, des pétoncles d’importation, meilleur marché que la Saint-Jacques française. Du Pecten novaezelandiae de Nouvelle-Zélande pour la « Nage de Saint-Jacques » d’Alain Senderens, ou du Argopecten purpuratus du Chili pour les « Noix de Saint-Jacques pochées au noilly sur son lit de poireaux », de Paul Bocuse, défenseur autoproclamé de la gastronomie tricolore.

L’essentiel n’est-il pas de vendre ? Quelques semaines après le décès du regretté Bernard Loiseau, une pub, parue dans le magazine Linéaire, le qualifiait de « premier pour la demande consommateur du segment grands chefs, premier pour le chiffre d’affaires au mètre carré, et premier pour l’évolution volume sur un an du segment grands chefs ». Et de titrer : « Bernard Loiseau, la marque à succès du rayon libre-service ». Reste que le seul bon juge, c’est le palais du consommateur. A la dégustation, peu d’élus mais d’heureuses surprises, telle la purée de pommes de terre surgelée de Joël Robuchon pour Lutosa. Globalement, mieux vaut éviter les plats à base de produits de la mer, de pâtes et de volailles et préférer les plats en sauce (bourguignon, blanquette, navarin…) qui supportent mieux les procédés de conservation.

Commentaires

Plats Préparés Nous avons testé ces plats, ils n'ont certes pas la qualité d'un chef, mais son nettement plus correct que certains autres plats préparés.
http://www.plats-prepares.fr

Écrit par : platspre | 06/04/2008

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