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LA CUISINE BOURGEOISE

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ALEXANDRE DUMAS ET L’ART DE CUISINER

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07/09/2006

FOIRES AUX VINS : QUELQUES CONSEILS

Vous êtes comme tout le monde, vous vous sentez perdus devant une gondole de supermarché où s’alignent des centaines de bouteilles. Repérer le bon vin que l’on aura plaisir à ouvrir pour ses amis apparaît presque toujours comme une aventure hasardeuse. Hélas, la recette miracle qui permettrait de remplir sa cave sans souci n’existe pas.

Malgré tout, il est des méthodes qui permettent de s’en sortir honorablement. Et tout d’abord, une lecture attentive de l’étiquette donne une foule d’informations : l’appellation d’origine, le millésime, le degré d’alcool et surtout la signature du vigneron, du négociant ou de la coopérative, repérable sous les noms de « celliers, cave, vignerons de… producteurs de… ».
Attention, les médailles ne sont pas toujours signe de qualité. Il existe des dizaines de concours et beaucoup de médailles en chocolat. Pour le reste, il faut goûter, et si le vin vous plaît, acheter en plus grande quantité en lisant les quelques conseils qui suivent.

ALSACE
Sans connaissances particulières, faites confiance aux coopératives. Regroupant des vignerons, elles travaillent bien et proposent l’ensemble des vins alsaciens, du simple Sylvaner au superbe Riesling.
Les caves d’Eguisheim, de Pfaffenheim, de Sigolsheim ou de Turckheim sont très honorables, elles produisent des vins qui déçoivent rarement et l’échelle des prix donne une bonne idée de la qualité.

BORDEAUX
Angélus, Palmer, Haut-Brion… les grands châteaux fonctionnent comme des marques commerciales. Parfaitement repérables, il suffit d’attendre les foires aux vins pour en faire provision. De même, la mention « Cru bourgeois » signe des vins médocains de qualité. Les simples Bordeaux et Bordeaux supérieurs appartiennent à un monde plus complexe. Sauf exceptions, les « petits châteaux » anonymes ont toutes les chances de vous décevoir.
La bonne piste, ce sont les Bordeaux de marque signés par les négociants bordelais. Des maisons comme Cordier, Dourthe, Ginestet ou Calvet proposent des Bordeaux et des vins d’appellation qui n’ont pas honte de leurs racines.

BOURGOGNE
Attention, la piste est minée. Les grands Bourgognes ne franchissent presque jamais les portes d’une grande surface. La superficie des bons domaines est trop exiguë et les grands vins s’arrachent entre connaisseurs. Les bonnes trouvailles peuvent se faire dans les vins du Mâconnais et dans les crus du Beaujolais.

LANGUEDOC
Oubliez les prix bradés qui cachent trop souvent des misères. Ajoutez quelques cents pour faire emplette de Corbières, de Faugères, de Saint-Chinian et de Coteaux du Languedoc, en vous rappelant que les coopératives sont souvent une garantie de qualité.

VAL DE LOIRE
Les vins modestes et les mauvaises surprises ne manquent pas, les négociants peu regardants non plus. Pour les appellations, en cas de doute, regardez du côté de l’Anjou rouge et de Vouvray.

CHAMPAGNE
Espérer trouver un bon champagne à moins de 13 € relève de l’inconscience. La seule solution, c’est de profiter des promotions régulières pour acheter des grandes marques qui ont un nom à défendre.

Septembre ouvre le ban des vendanges et le temps des foires aux vins, une bonne occasion de faire emplette de bonnes bouteilles et de remplir sa cave.
Les prix sont attractifs et la qualité de la sélection un argument de vente.

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